Qualimedis : L’As de l’imagerie médicale
et de la radiothérapie

En l’espace de 10 ans, la société Qualimedis a su s’imposer comme une référence en matière d’imagerie médicale et de radiothérapie. Au cœur de son activité : le contrôle qualité. Mais aussi et surtout, la distribution de MRIdian, une machine permettant de soigner certains cancers de façon plus précise et de ZAP-X, une innovation en matière de traitement intracrânien. Portrait d’une société florissante.

Fournir des équipements médicaux à la pointe de l'innovation. Voilà l’objectif final de Qualimedis. Spécialisée en imagerie médicale, cette société fondée en 2008 par Pierre-Xavier Ribot à la suite du rachat et du regroupement de deux structures existantes, connaît aujourd’hui une croissance exponentielle. Et pour cause : son chiffre d’affaires a pratiquement doublé en l’espace d’un an, s’élevant aujourd’hui à 15 millions d’euros. La spécialité de cette maison qui compte une douzaine de salariés ? Le contrôle qualité en imagerie médicale et en radiothérapie ainsi que la vente d’une toute nouvelle machine de radiothérapie — MRIdian — permettant, grâce à un IRM intégré, de traiter plus précisément et plus rapidement certains cancers.

Une innovation majeure que Qualimedis a d’ores et déjà vendue aux centres Unicancer (la fédération regroupant l’ensemble des centres de luttes contre le cancer) de Montpellier, de Marseille et de Dijon. Un succès notable pour celui qui a bien l’intention de continuer à développer son entreprise tout en faisant la lumière sur la place cruciale des machines dans le traitement des maladies graves.

Aventure entrepreneuriale

Et l’homme, qui n’est pas tout à fait novice en matière l’imagerie médicale, semble avoir toutes les clés en main pour remplir ses objectifs. Il faut dire que, en l’espace de 30 ans, Pierre-Xavier Ribot a su développer une expertise solide dans ce secteur de niche. D’abord en tant que directeur marketing et commercial au sein d’une entreprise spécialisée dans la préparation de traitements en radiothérapie, puis en qualité de dirigeant d’une filiale d’un groupe hollandais spécialisé installé en France. En 2008, il décide, de concert avec un fonds d’investissement, de mener sa propre aventure entrepreneuriale. Pas question toutefois de se lancer dans un secteur inconnu. « J’avais à la fois une expertise et une réputation en radiothérapie », raconte-t-il avec pragmatisme.

Pierre-Xavier Ribot, P-DG, Qualimedis  

Contrôle de qualité en imagerie médicale et en radiothérapie

En 2008, il crée ainsi une holding pour racheter deux entreprises spécialisées dans le contrôle de qualité, l’une en imagerie médicale, l’autre en radiothérapie. Ces deux sociétés fusionnent en 2013 pour devenir une seule et même entité : Qualimedis. « Le contrôle qualité est aujourd’hui encore le cœur de notre activité », assure-t-il. De quoi s’agit-il exactement ? De vendre le matériel technique ainsi que les logiciels nécessaires à la réalisation du contrôle du bon fonctionnement des machines d’imagerie médicale ou de radiothérapie. Des outils élaborés avec des physiciens, des techniciens ou encore des médecins, pour répondre à la législation en vigueur. « Les machines  - scanners, mammographes, … - contrôlées grâce à nos solutions assurent aux patients de recevoir avec précision la juste dose de rayons X », explique Alassane Soumare, directeur technique et commercial, responsable du contrôle de qualité en matière de radiodiagnostic qui a rejoint Qualimedis il y a 10 ans.

« Notre objectif est de parvenir à vendre de nouveaux logiciels, de nouvelles solutions pour mieux contrôler les machines, éviter les pannes et donc mieux soigner les patients. »

Ahmad Khachman,directeur technique et commercial,
Qualimedis

Des outils pour mieux soigner

« Nous avons une grande responsabilité, confirme Ahmad Khachman directeur technique et commercial en charge du contrôle de qualité en matière de radiothérapie au sein de Qualimedis depuis 5 ans. Notre objectif est de parvenir à vendre de nouveaux logiciels, de nouvelles solutions pour mieux contrôler les machines, éviter les pannes et donc mieux soigner les patients. » L’enjeu est ainsi de taille. Les dispositions réglementaires imposant le contrôle des machines d’imagerie et de radiothérapie sont d’ailleurs éditées directement par le ministère de la Santé. « Notre rôle est de maîtriser ces dispositions réglementaires et de fournir aux organismes de contrôles ainsi qu’aux constructeurs d'équipements les outils adéquates », explique Alassane Soumare qui, tout comme Ahmad Khachman, bénéficie de la confiance totale de Pierre-Xavier Ribot pour développer la branche de l’entreprise consacrée au contrôle de qualité. S’il continue de garder un œil attentif sur ces sujets, le P- DG se consacre aujourd’hui principalement à une autre activité : la distribution des machines MRIdian et ZAPSurgical.

« J’ai tout de suite pensé que les centres de lutte contre le cancer, dont les équipes sont pleinement dédiées au traitement de cette maladie, seraient les principaux intéressés pour se procurer la machine. »

Pierre-Xavier Ribot, P-DG, Qualimedis  

Une avancée majeure dans le traitement du cancer

En 2014, toujours à la recherche de nouveaux produits et de nouvelles innovations en imagerie médicale, l’expert sillonne les différents salons spécialisés aux quatre coins du monde, en quête d’inspiration. « Lorsque je suis tombé sur la machine MRIdian lors d’un salon aux Etats-Unis, j’ai tout de suite flashé », se souvient celui qui n’est pas du genre à foncer tête baissée, préférant prendre toutes les précautions et solliciter l’avis des professionnels de santé sur cette innovation. Parce qu’elle est en mesure de guider précisément le faisceau d’irradiation grâce à un IRM intégré, cette machine de radiothérapie permet de traiter des cancers de façon précise, en épargnant les tissus sains avoisinants. « C’est un réel espoir, affirme Agnès Tallet, radiothérapeute et chef de service de radiothérapie à l’Institut Paoli Calmettes à Marseille, avant de nuancer avec précaution : cela reste encore à prouver, mais nous avons des raisons de penser que c’est une avancée majeure. »

2019 : les premiers traitements

Un an après avoir déniché cette innovation, le P- DG de Qualimedis signe un contrat de distribution avec la société qui la produit. Commence alors pour le chef d’entreprise un fastidieux travail de prospection pour convaincre les différents centres médicaux publics d’acquérir cette machine dont le tarif s’élève à près de neuf millions d’euros. « J’ai tout de suite pensé que les centres de lutte contre le cancer, dont les équipes sont pleinement dédiées au traitement de cette maladie, seraient les principaux intéressés pour se procurer la machine. D’autant plus qu’ils sont capables de mobiliser des fonds régionaux pour contribuer à son financement », explique Pierre-Xavier Ribot. Si la situation est complexe, elle n’est pas de nature à décourager celui qui connaît parfaitement cet univers ainsi que ses enjeux.

« La machine MRIdian est un réel espoir. Cela reste encore à prouver, mais nous avons des raisons de penser que c’est une avancée majeure. »

Agnès Tallet, radiothérapeute et chef de service de radiothérapie, Institut Paoli Palmettes à Marseille 

Le 20 avril 2017, Qualimedis remporte ainsi un appel d’offre et reçoit l’agrément Unicancer, lui permettant de vendre rapidement trois machines MRIdian. Une victoire pour le chef d’entreprise : « Je savais que l'appétence et la motivation des équipes médicales étaient là, mais l'agrément Unicancer était indispensable pour conclure les premières ventes. » Depuis le début de l’année 2019, une cinquantaine de patients sont soignés avec la machine basée à Marseille. « MRIdian nous permet de traiter en confiance des lésions que nous avions du mal à voir avec d’autres machines », assure le Docteur Agnès Tallet, optimiste quant aux résultats de cette innovation. Le centre Georges-François Leclerc à Dijon et l'institut du cancer de Montpellier accueilleront de leur côté des malades dès l’été 2019.

Business is risk

L’objectif à l’avenir pour Pierre-Xavier Ribot ? Faire grandir Qualimedis en continuant l’activité de contrôle de qualité, en poursuivant la distribution des machines MRIdian et en démarrant la promotion de ZAP-X. Cette dernière innovation, pour laquelle l’homme d’affaires a récemment signé un nouveau contrat de distribution, vise à traiter des tumeurs cérébrales et des malformations artério-veineuses, Un nouveau challenge à relever pour celui qui, à 64 ans, n’a pas l’intention de s’arrêter. Il faut dire que le succès est plus que jamais au rendez-vous. « Je pense qu’il faut être fier de ses réalisations, mais savoir rester humble face au marché et à ses contraintes, note-t-il toutefois. Il faut toujours se remettre en question et rechercher la perfection. Après avoir signé ces contrats de distribution, j'ai investi et étoffé notre équipe technique en recrutant des ingénieurs pour assurer l’installation et la maintenance de ces machines.» Et s’il se dit satisfait de commercialiser des machines qui, à terme, permettront de soigner davantage de malades, il l’assure : « Je n’en tire aucune gloire personnelle, simplement la satisfaction de fournir des solutions efficaces au bénéfice des patients. » Une réussite modeste et édifiante.

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